Probablement notre exercice au concept le plus simple, mais à la réalisation ô combien difficile !

Photo de Lucas George Wendt sur Unsplash

Le concept de l’exercice d’écriture

Choisissez un objet. N’importe lequel. Par exemple votre stylo, ou la voiture de votre voisin, puis décrivez-le.

Nous vous proposons un objet, mais vous pouvez tout à fait choisir un animal ou un légume. Peu importe votre choix, l’important est que vous décriviez quelque chose en sans jamais le nommer.

Les choix à éviter

Concernant les lieux ou les personnes, nous vous conseillons d’éviter de porter votre choix dessus. La différence est grande et par ailleurs, ce type d’exercice vous sera proposé prochainement accompagné de conseils de notre rédaction.

Chers amateurs d’écriture, à vos stylos ! Ou à vos claviers. Bref, écrivez !

Découvrez également nos deux premiers exercices : l’exercice à partir d’un mot et celui à partir d’une image.

Lorsque vous serez satisfait de votre travail, envoyez-nous votre texte à l’adresse revuesdearbear@gmail.com

Ajoutez “Exercice 3” en objet. Cette fois-ci cependant, ne mentionnez en aucun cas de quel objet il s’agit. Si vous avez réussi l’exercice, les lecteurs réussiront à le découvrir aisément.

Nous publierons régulièrement vos textes. Bien entendu, vous en serez informé préalablement par mail.

Un commentaire sur “Exercice d’écriture N°3”

  • Il est sur mon bureau de façon aléatoire, mais oh combien présente et nécessaire. Il apparait et disparait au gré d’un mouvement de feuilles, du dépôt d’un livre ou d’une boîte qui, elle non plus, n’a pas sa place ici. Ce n’est pas tant sa taille que son rôle qui le rend si important ici. Lui est gris passe-partout quand les autres qui, eux, sont bien rangés sont parfois roses, souvent noirs ou marron, mais à vrai dire leur couleur n’a guère d’importance. Beaucoup moins en tous cas que leur épaisseur. Cette épaisseur, rien qu’à la voir, à la deviner tant elle est fine et c’est une fois de plus l’esprit qui s’évade, la sensation des cordes au bout de ses angles pointus que j’imagine quand mes doigts devraient se contenter de la douce chaleur des petites touches de mon clavier. Il a en commun avec les touches de l’ordinateur cette douceur du plastique usé par les contacts répétés, malléable à souhait utilisé par les fabricants qui au gré de leurs moules en font les objets de notre quotidien. Mais lui ce petit triangle d’à peine 1 gramme pour les plus costauds à ce pouvoir magique d’éveiller l’ouïe en faisant naître d’hypothétiques musiques. Le voir c’est penser à la musique qu’il pourrait m’aider à faire sonner dans ce bureau vide, ne pas le voir c’est se demander sous quel formulaire administratif, sous quel brouillon de roman, sous quel papier destiné à la poubelle il a pu se cacher. L’aurai-je jeté à l’occasion d’un récent rangement ? Cette penser s’accompagne du sentiment de perte des morceaux que j’aurai pu jouer avec lui. Lui ce n’est pas mon préféré sinon il ne serait pas là, c’est juste un parmi d’autre, avec une célèbre marque de guitare gravée dans sa « masse ». Un nom qui lui aussi m’entraîne vers d’autres rêveries et me distrait là où la concentration est la qualité première.
    Dans deux minutes je vais l’attraper s’il n’a pas disparu pour aller me détendre les doigts et l’esprit. Promis cette fois je le laisserai coincé dans les cordes de la guitare. A moins que d’un geste automatique je le repose sur le bureau, au hasard pour une prochaine rencontre, un prochain morceau, une prochaine rêverie.

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